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  • Le Centre Luzien

La Côte basque se recouvre d’un film vert : signe d’une mauvaise qualité des eaux ?

Vidéo : Saint-Jean-De-Luz la plage d'Erromardie recouverte d'algues vertes.

Après l’alerte donnée fin Mars 2021 par le Comité Local des Pêches du Port de Saint-Jean-De-Luz / Ciboure sur le retour du LIGA, ce liquide gluant et urticant qui revient chaque début de printemps et début d’automne, dans les zones de mélange des eaux salées et des eaux douces, les plages de Saint-Jean-De-Luz et de la Côte Basque connaissent sur cette fin du mois d’Avril 2021 l’apparition d’une couverture d’algues vertes. Ce phénomène vraisemblablement lié à un printemps exceptionnellement sec et l’accroissement de la température de l’eau ne doit pas faire oublier que les apports des cours d’eau et des stations d’épuration contribuent par leurs apports en sels nutritifs (phosphore, azote, nitrates, etc.) à ce développement d’algues vertes qui n’est pas un bon signe de qualité de nos eaux de baignade ...


Sud-Ouest 31 mars 2021 :

Le liga, c’est quoi ?

Extrait de Sud-Ouest du 31 mars 2021 : Terme d’origine basque, le liga est un dérivé de « ligarda », qui veut dire liquide gluant, explique-t-on dans les bureaux du comité des pêches de Ciboure. Il s’agit de mucilages marins pélagiques, sous forme d’agrégats plus ou moins grands. Le liga constitue un écosystème temporaire pélagique renfermant une grande diversité de micro-organismes (virus, bactéries, plancton animal et végétal, œufs, larves…). Selon les observations des pêcheurs basque, le Liga réapparaît chaque année à la sortie de l’hiver, dès que les températures commencent à remonter, puis il s’agrège et s’accumule tant que les conditions restent anticycloniques. Une seconde période de production est observée en fin d’été ou début d’automne (septembre/octobre), puis disparaît au moment des premières tempêtes hivernales. Il y a une dizaine d’années, le liga était essentiellement présent sur la zone côtière basque située au sud de l’embouchure de l’Adour. Jusqu’en 2018, il était toutefois observé dans des zones plus profondes (de 5 à 80 mètres), jusqu’à Capbreton ou Vieux-Boucau (40). D’autres manifestations ont été rapportées sur la côte basque espagnole, à Pasajes, sous forme de mousses de surface.